Reconnaissance

 

Reconnaissance dans Émoi arno-s10

 
 

C’est au futur que tu conjugues ton passé
Ta voix, son velours, sa fêlure
Sied à ton bonheur écorché

Quand elle me vole à mes nuits impures
Bouscule ce qui étrangle ma raison
L’alchimie dérangée de ma prison

Chante Que me portent tes embruns
Loin du rythme des humeurs capricieuses
Qui voilent l’horizon de mes lendemains

Chante poète La vie est une gueuse
Elle se plaît à me jeter à terre
À ton chant je reviens, respirer à ton air

La candeur de tes mots impudiques
Gifle la torpeur de mes cahiers infertiles
Déchire l’envers de ma pensée lytique

Par tes maux s’apaisent les miens, dociles
Tu sais le fil de l’équilibre suicide
Ténu, au-dessus de mon abîme impavide

Par ta voix renaît ma plume malhabile
Qui décline sa brisure à l’imparfait
Vomissant en silence mes démons imbéciles

J’aurai trempé, sué, léché tous les parquets
Frissonnant sous mes marées insatiables
Le ressac de leur violence inconsolable

J’aurais aliéné mes veines aux poisons lents
Laissé aller les serments qui me retiennent
Puis j’ai senti ta plume, trempée dans mon sang

Alors que j’attends encore que le monde comprenne
Entre tous c’est toi que j’ai reconnu
Et par ces vers maladroits je paie mon dû

Moi aussi.
 
 

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Publié dans : Émoi | le 25 mai, 2016 |Pas de Commentaires »

Chroniques d’HP VII

 

Chroniques d'HP VII dans Chroniques bipolaires chroni10

 
 
La peur
La douleur
L’obscurité invisible qui pèse sur mon coeur 

Assez
C’est assez 

J’en peux plus du noir
Qui clame
Réclame
Dévore

Et j’en peux plus de cet endroit
Et pas même du soleil
Que filtrent les barreaux aux fenêtres sales
De l’ennui que suintent ces murs bariolés d’oeuvres démentes

Assez

C’est assez de la morsure des voix
Des rires
Qui déchirent mon cerveau

J’en veux plus 

Que l’on me donne l’ improbablement
Correct
Que j’y garde les mémoires de mes vies
Avant que la gangrène ne les prenne 

J’en peux plus
Des heures amnésiques qui se désolidarisent
De mon histoire
Défaite
Défaite

Surfaites les nuits insomniaques
Où je vacille sous le fardeau des marées indéfectibles
Qui m’épuisent
Et me damnent 

Condamnent
À frapper la tête contre tous les murs
Édifiés pour mieux m’enfermer dans mon silence
Assourdissant

Ne pas hurler
Ne pas parler de l’incompréhensible
Qui me réinvente à chaque faux pas 

La boucle qui ne m’esquisse que par ses métaphores
Attentives
À leurrer la surface de mon armure
Que survolent vos regards perpétuellement muets 

Assez

C’est pas normal de souffrir autant
De tout
De rien
J’en peux plus de vivre encore jusqu’à la mort.

 
 

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Publié dans : Chroniques bipolaires | le 21 février, 2016 |Pas de Commentaires »

Stigmate – chroniques bipolaires

 

Stigmate - chroniques bipolaires dans L'écrit de l'ombre stigma11
Monika Serkowska ©

 
 
Ton regard me connaît à peine
Que déjà tu inventes mon histoire
Sans savoir ce qui pèse sur mes soirs
Et comme les monstres savent dévorer sans haine 

Tu juges sans complaisance
Qu’un grand chagrin ne saurait naître
Du rien Et pas plus se repaître
À l’infini d’un vide immense 

Tu juges
Mais tu ne sais pas
Passe au large de moi 

Tu avises sans comprendre vraiment
Mon pas incertain qui chancelle
Et comme la vie me coupe les ailes
Me casse Me courbe Obstinément 

Le mépris de ton soupir me blesse
Quand exaspéré il m’effleure
Sans voir que doucement je me meurs
Et combien je la fais discrète cette détresse 

Tu juges Tu jauges
Tu ne sais pas
Passe Passe

Tu entends sans jamais saisir
Ma fièvre qui se perd, labile
Dans la fuite de ma pensée futile
Tandis que je peine à tout vouloir écrire 

Oui, j’ai la douleur bavarde parfois
Comment le dire puisque jamais tu n’écoutes
Que moi-même sombre dans le doute
Quand le grand silence jette son ombre sur moi 

Tu juges
Va
Tu ne sais rien

Des démons imbéciles qui festoient
Au moindre repli de ma mémoire
Jamais tu ne saurais concevoir
Ce mal qui ne se nourrit que de moi.

 
 

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Publié dans : L'écrit de l'ombre | le 26 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »

Dérapage – chroniques bipolaires

 

Dérapage - chroniques bipolaires dans Chroniques bipolaires chroni13
by Marlequeen ©

 

 
 
Je dérape
et la nuit me rejette

Son inquiétude sied à mes démons qui exultent et condamnent mon horizon

Je m’incline

C’est ma vie

Ma vie qui gémit la nausée d’être soi
Elle coule

Tu m’enfermes dans l’anathème qui mélange nos sangs et divise nos cerveaux
Lisa, ma mie, ma sœur
Mon tourment

Mon âme
Comme elle coule
Eau de peine De boue 

Neige maculée me fuit d’entre les vers que je n’écris plus
Ils s’évaporent dans ce désert intime qui m’assoiffe d’autres mots
Pas les miens 

Et si je ferme les yeux
Est-ce que les cris se tairont ?

Est-ce que la mue de mon esprit cessera de flageller mon corps
Sa fatigue douloureuse ?
Alors que mes jambes font semblant de me porter sans effort

Me porter toujours
Nulle part
Nulle part, Lisa

Quand je ferme les yeux
Quand tu pars
Le vacarme de ma vie explose mes tympans

Tu vois
Parfois je te déteste tout simplement 
 
 

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Publié dans : Chroniques bipolaires | le 12 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »
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