Palabres

 

Palabres dans L'écrit de l'ombre copie_37

 
 

Je me souviens
le temps des paroles au vent
pesant
de mon esprit agité
fidèles à bercer une peine un espoir frileux
un rien qui disait tout

Ô mon intime d’ombre
en quel refuge
quelle fêlure de mon âme
as-tu enfoui tes vains sanglots

Je me souviens
le temps précieux que celui que l’on perd
le coeur éperdu
dans l’odeur du papier de sang et d’encre
émotions enchevêtrées
Ah les secondes imperméables aux rumeurs du monde

Ô mon intime entend ma voix
elle dit l’écho poussiéreux
l’inquiétude
où tu l’as laissée

J’embrasse l’air comme on expire
du dernier souffle inconsolable
à grandes goulées de rien
Mais du frémir de papier sous le joug de la plume
je n’ai pas de nouvelles

Mon intime pour quelle mort
as-tu vendu la suée de mes émois
vois le silence sans humeur où tu drapes mon deuil solitaire
pour encore m’ensevelir en moi

 
 

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Publié dans : L'écrit de l'ombre |le 14 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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