Le temps d’un poème

 

Le temps d'un poème dans Émoi le_tem10
Gustav Klimt

 
 

Laisse que je pleure l’absence
Quand ton désir impérieux
Va se perdre en d’autres yeux
Y égarer ses aveux
En un murmure soyeux

Laisse que je pleure ma déchéance
Quand avec légèreté
L’onde de boucles dorées
Se répand sur l’oreiller
Où mon sommeil fut aisé

Laisse que je pleure ma souffrance
De ce plaisir familier
Que tes lèvres iront goûter
À la source apprivoisée
De sa leste nudité

Laisse que je pleure le silence
Quand sur ton cœur, claire et rose,
C’est une autre joue qui pose
Sa sérénité éclose
Tandis que ton corps repose

Le temps d’un poème à peine
Laisse que je pleure, laisse.

 
 

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Publié dans : Émoi |le 11 mars, 2013 |Pas de Commentaires »

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