Brouillon ultime

 

Brouillon ultime dans Émoi brouil10
by aglayan-agac

 
 

Le temps n’efface rien
Et le flou des souvenirs
n’emporte que les rires
à jamais esclaves d’un caprice défunt

J’écris des tableaux à déguiser tes murs
J’écris des chansons à capturer tes murmures
J’attends que tu reviennes les soirs où les mots succombent
j’attends que tu m’appelles
Mais la nuit retient mes soupirs

Parce que la vie me ment
Parce que mon corps me ment
Je m’étiole
poussière défraîchie aux vents brûlants de ma fièvre
 À quoi bon cette âme vaste impuissante à te retenir
Une coquille déserte
où seul résonne encore mon sanglot en écho 

Je croyais qu’il serait tard
que la nuit viendrait me prendre
consoler mon vide
mais toutes les horloges s’arrêtent pour mieux m’écouter souffrir
Je n’ai plus la force d’inventer des rêves nouveaux
Je n’ai plus d’envies
il n’y a pas de joie dans le partir

Mais où je vais Où je vais
drapée de ta robe de chambre béante sur ma silhouette anorexique
la pensée hébétée assourdissant mon cerveau
Où sont les chaînes qui me retiennent à toi
Comment briser l’invisible ?

Je suis morte déjà
Le froid le noir en moi
Mon corps ne le sait pas et promène sa souffrance endeuillée de tes bras
Et tu ne le sais pas
tu vas ta vie comme si elle ne me reconnaissait pas
Tu vas
l’amour vautré sur chaque trottoir
où pèsent tes pas

Tu ne sais pas Tu ne sais pas
À chaque détour fredonnent mes ombres
La mort m’a oubliée
nulle part
et se nourrit du festin de ma pénombre

Nulle part
Rien désormais n’accroche mon regard
Des paysages hagards se fracassent
aux murs de ma mémoire
d’où s’efface déjà l’image
de ceux que nous n’étions pas

Nulle part
et tout est dit
Je pose enfin un point final sur le ventre de mes écrits
sur la vie que j’ai choisie.

 
 

¤¤¤

Publié dans : Émoi |le 24 juillet, 2014 |Pas de Commentaires »

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