Lisa, ma lune

 


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by Daria Endresen ©

 
 
Tout repasse
tout autour de toi, Lisa
Ma sœur
mon âme contraire

Tout lasse de l’autre côté du soleil
Je me heurte à la foule
qui me ralentit
Rétrécit mon parcours chétif

Tu vas
tête haute, Lisa
Tête haute
Le regard obstinément absent
perdu sur un lointain destin
Un qui serait encore vivant

Sur le devant de la scène
impassible à la lumière qui me blesse
tu avances
Ton pas s’applique, tranquille
tandis que mon ombre recule
se terre sur elle-même

Quand l’angoisse des draps froissés
vient brûler ma mémoire
c’est encore ta main indifférente ou rédemptrice
qui porte à ma bouche écœurée
la chimie complice
Qui feint l’oubli

Et tandis que je gémis
dramatique
le vide d’un adieu muet
Lisa, ma mie
tu poses une pierre endeuillée de mots implacables
de lâcheté fuyante au dernier petit matin
dessus mon chagrin inutile

Que ma volonté vacille
veuve pétrifiée dans son désespoir
dérisoire
dérisoire
tu me cingles du souvenir qui ravage les châteaux de sable
et des marées inlassables
qui brisent
les rêves

Tous les jours
tous les jours, pour que je m’en souvienne

Lisa, fille de l’éphémère
tandis que ma muse vomit l’insanité
des vers qui ont bousculé ma vie
tu veilles.
 
 

¤¤¤

 

Publié dans : Émoi, L'écrit de l'ombre |le 29 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

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