Statu Quo

 

 Statu Quo dans Émoi statu_10
La valse – Camille Claudel
 

 

 

Tu lui diras qu’il m’a manqué
Jusques aux soirs de tous les temps
Que notre histoire s’est ébruitée
Au souffle chaud de tous les vents

Tu lui diras qu’il me revient
Aux heures défuntes de mes nuits
Que le temps n’efface rien
Des utopies que l’on construit

Ma main Mon ange
Ma flamme
Mon cœur Ma douce
Préférence
Mon ancre
Verte
Et mes rêves cassés

Tu lui diras la désespérance
Les jours sans grâce qui s’abandonnent
À l’étrange accoutumance
D’un esprit fané que plus rien n’étonne 

Apporte lui les mots qui restent à dire
Ceux qui étranglent les sentiments en secret
L’absence malade qui vient se blottir
Entre les draps qui autrefois l’abritaient

Mon poète
Muet
Troubadour Volage
Distrait
Inconséquente dérive
Aux innombrables marées
Immatures
Mes Esquisses déchirées

Puis tu tairas le vide qui suffoque
Puisque son cœur renonce à aimer
Je laisserai dormir ce que l’oubli révoque
Seul mon sein vacant saignera réprimé
 
 

¤¤¤

 

Publié dans : Émoi |le 2 août, 2015 |Pas de Commentaires »

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