L’insoumise

 

 L'insoumise dans Émoi l_inso11
by Jimmy Lawlor ©

 
 
À trop vouloir l’écrire
on peut passer au large de sa vie 

Vivre dans une mélodie
un poème
Dans l’éphémère 

Jusqu’à ce que ma peau ne t’aime plus
que ton absence n’emplisse plus l’immensité du vide
qui m’attire
Et me rejette

J’embrasse l’intemporel
Ma quête dérisoire balayée
par l’autre face de ta main

Je viens de l’air
que tu as respiré auprès de moi
mais mes racines sont profondes
Ne me compare pas 

Je cours cours

Je cours les sentes arides
qui ont réchauffé ton âme
Baume ensoleillé
sur ton coeur retranché

Ne me compare pas
à tes elfes dociles
aux yeux de vautour
Tes plus fétiches amours
parfums capricieux pour mieux t’étourdir

Ne me compare pas

Tu ne sais pas les mots pour dire
celle que je suis sans toi

J’étais frileuse
j’étais peureuse
Je ne suis pas
Fragile
La vie est plus féconde que ton amour étroit 

Je dis
les paroles que tu méprises
sont souveraines
et létales

Tu m’as frappée et marquée du sceau de la Camarde
Que ne savais-tu qu’elle me refuse
tout autant ?

Je n’avais que ta vie pour panser mon âme défunte
que ne le savais-tu ?

Tu peux déchirer
le cocon que la danse de mes doigts
a passionnément tissé
dessus notre amour enlacé

Tu peux bouleverser mon dictionnaire
de mots
que tes droits d’auteur sur la vie d’autrui
t’autorise à invoquer

Tu peux m’agenouiller
me plier
Les pleurs les cris ne m’assourdissent pas

Je suis d’ailleurs
Je vis dans le sillage de mon étoile morte
le grand silence dont elle a drapée ma vie

Perdue dans le palais implacable des Parques
leurs fuseaux indéfectibles hurlant dans ma tête
Perdue, je le suis
dans la toile insensée du destin

Il n’est de chemin qui puisse te ramener à moi

Mais je te retrouverai
dans les rides de l’hiver
nos sentiers abandonnés
Dans les nuits qui s’étirent
du frisson des souvenirs exacerbés

Pour te perdre
Pour te perdre encore

Et inlassablement
je chanterai mes chansons sans âge
Des paroles différentes de toi
Pour te perdre
Te perdre plus fort

Ne me compare pas

À mon temps arrêté
ton image s’efface
déjà

 
 

¤¤¤

Publié dans : Émoi |le 4 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

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