Archive pour la catégorie 'Émoi'

Des choses qui arrivent

 

Des choses qui arrivent dans Émoi des_ch11
Zademack ©

 
 

Et c’est arrivé
Je ne suis de nulle part et nulle part on ne m’attend

J’habitais ta main qui abritait mes orages et consolait mes mots
Refuge de mon futur capricieux
en ta quiétude je reposais l’incohérence de mes humeurs

L’amour trouve toujours un chemin
avant d’ériger les murs qui étouffent l’émotion première

Aussi forte que je puisse être
Aussi amoureuse et déterminée
Aussi fragile sur mon parcours nomade

Je ne veux plus rien vraiment

En manque de désirs et d’envies
le monde n’est plus qu’un long dimanche d’ennui
crachotant une pluie maussade à en pourrir le cœur

Mon cœur est-il mort ?
Est-t-il mort même s’il bat encore ?

Je ne trouve rien que le vide que ton absence y a creusé

Tandis que tu cultives avec brio l’art du désamour
après que tes vers aient anéantit ma vie
je
dérape
Mes nuits sont de glace et ma route déjà tracée avance imprudemment
sur les sables mouvants

Mon amour n’est-il donc jamais assez pour tes envies capricieuses ?

Mes larmes courent les rides exsangues que ton imprudence a labouré sur ma peau fatiguée

Fatiguée
je
trébuche
chute à chaque pas sur ma confiance écorchée

Et je respire à petites goulées pour ne pas étouffer sous ce fardeau
Ma vie

Je fuis
mes bagages réduits aux mots que je n’écrirai plus

Comment peuvent-il tant me manquer avant même que d’exister ?

L’enfant que j’étais revient du passé, sa chanson violée
du même refrain
miserere païen

L’amour charlatan se désignera de liberté
d’espace pour mieux s’aimer
Se désavouer
Se quitter

Quand tout en amour est affaire d’otage soumis
à la déraison des sens
l’ivresse aveugle de la confiance

Et tout le mal que l’on se donne pour ne pas en souffrir

 
 

¤¤¤

Publié dans:Émoi |on 3 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

L’insoumise

 L'insoumise dans Émoi l_inso11

by Jimmy Lawlor ©

À trop vouloir l’écrire
on peut passer au large de sa vie 

Vivre dans une mélodie
un poème
Dans l’éphémère 

Jusqu’à ce que ma peau ne t’aime plus
que ton absence n’emplisse plus l’immensité du vide
qui m’attire
Et me rejette

J’embrasse l’intemporel
Ma quête dérisoire balayée
par l’autre face de ta main

Je viens de l’air
que tu as respiré auprès de moi
mais mes racines sont profondes
Ne me compare pas 

Je cours cours

Je cours les sentes arides
qui ont réchauffé ton âme
Baume ensoleillé
sur ton coeur retranché

Ne me compare pas
à tes elfes dociles
aux yeux de vautour
Tes plus fétiches amours
parfums capricieux pour mieux t’étourdir

Ne me compare pas

Tu ne sais pas les mots pour dire
celle que je suis sans toi

J’étais frileuse
j’étais peureuse
Je ne suis pas
Futile
La vie est plus féconde que ton amour étroit 

Je dis
les paroles que tu méprises
sont souveraines
et létales

Tu m’as frappée et marquée du sceau de la Camarde
Que ne savais-tu qu’elle me refuse
tout autant ?

Je n’avais que ta vie pour panser mon âme défunte
que ne le savais-tu ?

Tu peux déchirer
le cocon que la danse de mes doigts
a passionnément tissé
dessus notre amour enlacé

Tu peux bouleverser mon dictionnaire
de mots
que tes droits d’auteur sur la vie
t’autorise à invoquer

Tu peux m’agenouiller
me plier
Les pleurs les cris ne m’assourdissent pas

Je suis d’ailleurs
Je vis dans le sillage de mon étoile morte
le grand silence dont elle a drapée ma vie

Perdue dans le palais implacable des Parques
leurs fuseaux indéfectibles hurlant dans ma tête
Perdue, je le suis
dans la toile insensée du destin

Il n’est de chemin qui puisse te ramener à moi

Mais je te retrouverai
dans les rides de l’hiver
nos sentiers abandonnés
Dans les nuits qui s’étirent
du frisson des souvenirs exacerbés

Pour te perdre
Pour te perdre encore

Et inlassablement
je chanterai mes chansons sans âge
Des paroles différentes de toi
Pour te perdre
Te perdre plus fort

Ne me compare pas

À mon temps arrêté
ton image s’efface
déjà

 

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Publié dans:Émoi |on 4 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

Statu Quo

 

 Statu Quo dans Émoi statu_10
La valse – Camille Claudel
 

 

 

Tu lui diras qu’il m’a manqué
Jusques aux soirs de tous les temps
Que notre histoire s’est ébruitée
Au souffle chaud de tous les vents

Tu lui diras qu’il me revient
Aux heures défuntes de mes nuits
Que le temps n’efface rien
Des utopies que l’on construit

Ma main Mon ange
Ma flamme
Mon cœur Ma douce
Préférence
Mon ancre
Verte
Et mes rêves cassés

Tu lui diras la désespérance
Les jours sans grâce qui s’abandonnent
À l’étrange accoutumance
D’un esprit fané que plus rien n’étonne 

Apporte lui les mots qui restent à dire
Ceux qui étranglent les sentiments en secret
L’absence malade qui vient se blottir
Entre les draps qui autrefois l’abritaient

Mon poète
Muet
Troubadour Volage
Distrait
Inconséquente dérive
Aux innombrables marées
Immatures
Mes Esquisses déchirées

Puis tu tairas le vide qui suffoque
Puisque son cœur renonce à aimer
Je laisserai dormir ce que l’oubli révoque
Seul mon sein vacant saignera réprimé
 
 

¤¤¤

 

Publié dans:Émoi |on 2 août, 2015 |Pas de commentaires »

Le choix

 

Le choix dans Émoi e13a6b10
by Jaime Best ©

 
 

Je ne serai
Ni mendiante ni vaillante
Comme si j’avais le droit
Sur toi de me projeter
Comme si j’avais la foi
Encore un jour de t’aimer

Je ne serai
Ni forte ni lâche
Comme s’il me restait l’amour intrépide
De mes vertes années
Comme si je pouvais d’un trait rayer
L’envers de la nuit où tu m’as laissée

Je ne serai
Ni sereine ni chagrine
Comme si ton chant m’emportait
Triste fardeau que mon cœur voilé
Comme si je voulais
Brûler ma soif de liberté

Je n’aurai
Ni désir ni résilience
Et pas plus la désespérance
Vêtue de ses loques souillées
Ma vie, sa prosodie insolente
Se comptera en rimes désaccordées  

Et je serai
Reine en ce royaume
Soumise au fouet de ses caprices
Je serai Peine et Belle pour l’amertume
Qui consume nos préférences
Puis je ferai comme si
Comme si j’avais le choix.

 
 

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Publié dans:Émoi |on 29 décembre, 2014 |Pas de commentaires »
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