Archive pour la catégorie 'Émoi'

La moitié du chemin

 

La moitié du chemin dans Émoi la_moi10

Claude Théberge ©

 
 

J’ai pas su faire mieux
La moitié du chemin
Brûler mes lendemains
Était toujours trop peu

Le bonheur à tout prix
J’ai bien failli y croire
À vivre ton histoire
J’y ai laissé ma vie

Fallait-il être sourde
Pour entendre ta voix
Fallait-il avoir froid
Fallait-il être gourde

Tu m’écris des poèmes
Tout n’est que vide en moi
Que te reste la joie
De tes autres je t’aime

Je m’éteins peu à peu
Tes larmes n’y font rien
Ton chagrin et le mien
C’est encore trop peu.

 
 
 

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Publié dans:Émoi |on 31 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Ta main

 

Ta main dans Émoi malanc10

 

Oh mon amour si tu savais mon ventre !
Si tu savais
comme il chante…
toutes les voix de toute la création insondable
qui célèbrent à l’unisson les sept notes ancestrales
Une mélodie étourdissante de pure poésie

Oh mon amour si tu savais mon ventre !
Si tu savais
les marées clandestines…
à l’appel inconcevable d’une lune trop pleine
mouvance perpétuelle dans le cycle sacré
Eurythmie archaïque et universelle de la vie

 

Si tu savais…
qu’il vit comme on expire
d’un souffle profond à s’évanouir
s’acquittant de dettes saugrenues

 

Oh mon amour si tu savais mon ventre !
Si tu savais
l’abondance qui l’exalte…
une vie animale, secrète et furtive
au gré d’humeurs labiles et capricieuses
Enracinant le primitif de son rôle immuable

Oh mon amour si tu savais mon ventre !
Si tu savais
comme il rougit quand il t’appelle…
et la fièvre qui en cadence le chavire
lorsqu’il t’accueille enfin en ton foyer
Te retient dans l’harmonie amoureuse de sa flamme

 

Si tu savais…
qu’il danse comme on s’épuise
dans son cœur immense où se consume
l’alliance suprême des corps et des âmes

 

Oh mon amour si tu savais mon ventre !
Si tu savais
quand il pleure en silence…
la violence d’une indicible souffrance
Cher doux berceau, tombeau inadmissible
amputé pour l’éternité de celui qui jamais ne fut

Oh mon amour si tu savais mon ventre !
Si tu savais
comme il exulte sa joie féconde…
au souvenir de la forteresse d’amour
fière d’ avoir nourri en son sein prodigue
l’être de lumière qui chaque jour me grandit

 

Si tu savais…
comme il repose ses douleurs, ses fièvres
quand tu poses ta main, juste là
Ta main… qui apaise les orages 

 
 

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Publié dans:Émoi |on 18 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Peur contre peur

 

Peur contre peur dans Émoi peur_c10

 
 

Viens danse 
Danse pour ma vie
J’oublierai les crocs des renards
Leur ruse misérable
Et les spectres hostiles

Viens danse
Danse pour moi aussi
Cavalier des jeux interdits
J’oublierai les mots déguisés
Qui volent des tranches de nuit

Viens danse
Sur l’autel des objets oubliés
Ou le sillage peureux
De vérités hypocrites
Qui piétinent le cœur

Danse dans l’urgence de l’infini
Quand l’éternité prétendue
Repose sur la négligeable
Violence d’une aiguille

 
 

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Publié dans:Émoi |on 18 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Térésa

 

Térésa dans Émoi taresa10

 
 

Te voilà partie
Ange avili
À l’haleine fétide

Nous riions de la souffrance
Comme seuls savent le faire
Ceux qui l’ont apprivoisée
Mais sous ta blouse fatiguée
Un foie distendu
Scellait ta destinée

Tu nous as quittés
Avec pour adieu
Une autre blague
Sordide

La douleur pudique
De ton regard ensanglanté
Ces épreuves insolubles
Faisaient pardonner
Ta langue acérée
Et ton rire indiscret

Je garde de toi
Nos demi-secrets
Moments de presque vérité

Un masque qui vacille
Des lunettes sombres
Immenses
Camouflent tant bien que mal
Une larme qui scintille
D’ange damné 

 
 

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Publié dans:Émoi |on 17 mars, 2013 |Pas de commentaires »
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