Archive pour la catégorie 'Esquisses Immatures'

Mon chant perdu

 

Mon chant perdu dans Esquisses Immatures copie_27
Max Gasparini ©

 
 

L’odeur de votre voix
Viendra m’apaiser
Comme tant de fois déjà
En ces heures condamnées

Vous avez dit tous mes mots
Chanté mes émotions
Changé le laid en beau
Murmuré le reste avec passion

Que me reste-t-il à crier
Désormais puisque ainsi
Vous m’aurez tout volé
L’amour et l’amitié aussi

Savoir que le néant
En mon cœur occupera
L’espace froid et vacant
Que votre cœur y laissa

Ainsi va le tourment éternel
Où s’égare ma raison
Une terreur bien réelle
Qui se perd en ma chanson

L’odeur de votre voix
Viendra m’apaiser
Comme tant de fois déjà
En ces heures condamnées

J’ai soif de votre vie
Elle manque à la mienne
Comme le jour à la nuit
Et ma vie à votre peine

Je vais sans vous en ce chemin
Il m’est à peine supportable
Et m’éveille chaque matin
Face à un vide insoutenable

Telle n’est pas ma destinée
Je ne sais où quand ni pourquoi
Mais le hasard s’est trompé
Quelque part entre ici et là

Béni soit votre amour
Puissiez-vous toujours le clamer
Pour moi tout a cessé le jour
Où nous ne nous sommes pas rencontrés

 
 

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Publié dans:Esquisses Immatures |on 17 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Ton sommeil d’enfant

 

Ton sommeil d'enfant dans Esquisses Immatures ton_so10

 
 
J’aime lorsque tu t’étires en filigrane
Alors que dessous tes paupières diaphanes
Moi je devine les songes coloriés
Du bout de tes crayons rongés d’écolier

Tu prends tes aises tel félin gracile
Mais sous les grands airs de tes poses subtiles
Ta bouche évoque par ce pli incurvé
La moue rosée de ta langueur de nouveau-né

Comme elles dansent de sauts en pirouettes 
Tes mains légères qui jouent des castagnettes
Lorsque tes longs doigts de pianiste habile
Dessinent dans l’air des esquisses fragiles

De ta gorge un écho sourd et ronronne
Paroles et rires s’enlacent et fusionnent
À la croisée de tes pensées désordonnées
Pour finir au bord de tes lèvres agitées

En cet instant mon cœur cesse son battement
Pour mieux écouter rire ton sommeil d’enfant
Fière et attentive au bruissement de tes cils
Je guette dans tes nuits cet abandon docile

Il m’est si familier ton repos, mon chéri
J’en connais chaque soupir chaque rêverie
À la tiédeur de ta peau doucement salée
Je dépose tendrement mille baisers discrets.
 
 

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Publié dans:Esquisses Immatures |on 17 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Non-dits

 

Non-dits dans Esquisses Immatures non-di10
Maria Amaral ©

 

Insupportable
Le temps
Cette pression
Tous ces gens autours
Serviables

Je vis et meurs
Chaque jour
À la passion
De vains sentiments
Trompeurs

Mon regard tombe
Sur les hématomes
À fleur de chair
Rappellent que l’amour
Succombe
À la folie
Aux détours
De la colère
En assauts fougueux
Non-dits

La lassitude
Sans patience
Discrètement
Décline sans heurts
Élude

Abandonnées
Sont les heures
En suspens
De cette souffrance
Méconnue

 

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Publié dans:Esquisses Immatures |on 17 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Présence d’une ombre

 

Présence d'une ombre dans Esquisses Immatures presen10

 
 

Une feuille. Blanche et nue.
Une simple feuille de papier
Triste et blanche. Et nue.
Sans tache ni secrets. Dépouillée.

Mais juste au-dessus
Une menace pesante et sombre
Plane. Dépliée. Tendue.
Largeur obscure d’une ombre

Qui tombe. Tombe sur la feuille.
La marque sale, répugnante,
Souille la blanche innocence.

La main du poète, indécente,
Répand son parfum de deuil.
Laisse là l’empreinte de son inavouable présence !

 
 

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Publié dans:Esquisses Immatures |on 11 mars, 2013 |Pas de commentaires »
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