Archive pour la catégorie 'L’écrit de l’ombre'

Phoenix

 

Phoenix dans L'écrit de l'ombre phoeni10
by Skia ©

 
 

Par cent fois tu m’auras eue
Poupée de chiffon
Condamnée
À ta danse morbide

Toujours je reviendrai
À mon pas léger
De ballerine
Anorexique

Par cent fois ta patte fourchue
M’aura jetée
Sans merci
Dans ta boue toxique

Toujours je me relèverai
La vie écorchée
Mais peut-être
Reposée

Par cent fois j’aurai sombré
À la tentation féroce
De ton néant
Envoûtée

Et encore je me relèverai
Tel Phoenix mélancolique
Pleurant les cendres
D’une âme putride 

 
 

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Publié dans:L'écrit de l'ombre |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Si j’étais poète

 

Si j'étais poète dans L'écrit de l'ombre sans_t14

 
 
Ah si la vie pouvait n’appartenir qu’aux autres !
N’être que l’avide spectateur
Nourri d’émotions inconnues
Troubles vagues, familiers
Détachés de toute passion, toute fièvre.

Ah si le chagrin pouvait n’être que d’amour !
À en verser des regrets
De larmes douces-amères
Qu’une sève fébrile exalterait
De vers adroits et poignants.

Ah si la souffrance pouvait n’être qu’animale !
Rugir un corps torturé
Vomir des infirmités imprononçables
Que le monde entier compatissant
Bercerait dans son cœur assurément.

Ah si la faucheuse ne venait que d’ailleurs !
Poison aux veines qui tue
Absurde tragédie assassine
Il est tant de maux sans appel
Si l’on pouvait mourir d’autre horreur que de soi.

Ah si je pouvais écrire ce qui ne parle pas !
Ce qui gémit en silence
Dans les ombres mouvantes
D’une alchimie bouleversée
La mélancolie serait encore une exquise invention poétique.

 
 

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Publié dans:L'écrit de l'ombre |on 14 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

Pluriel

 

Pluriel dans L'écrit de l'ombre 8210
Zademack ©

 
 

Je suis
Toi aussi
Je suis deux
Misérables impuissantes qui se tournaient le dos

Je ne vais pas vous mentir
Il y a des jours qui ne sont pas d’amour
Il y a les heures clandestines et fatales
Solitaires
Tandis que leur fiel souille mon visage
j’asphyxie mon sanglot

Au crépuscule de ma démence la nuit viendra
Qui lapera mes pleurs

Nos pleurs
Sœurs d’infortune face au noir qui s’étire
Comme il avance
Comme il a faim
L’ignoble flaire notre peur en sueur et suce l’essence de nos cauchemars
Nos rêves
Et ça fait mal

Le temps n’est plus
Seule la nuit fustige mon esprit
Ses ombres froides dansent dans mon regard aveugle
Et font ripaille de ma terreur

Je voudrais vivre toujours dans la lumière
Celle qui fait les larmes tranquilles et parfaites

Je ne vais pas me mentir
Je connais la saveur de ton sang dans mes veines
Mes yeux impassibles défient ainsi tous les regards
Et si ma lutte se lasse lorsque ton âme s’efface
C’est ton sourire sans joie sur mes lèvres mortes
Qui brave la foule frénétique

Je ne vais pas te mentir
Ton esprit revient de loin et signe mon déclin
Je suis pluriel je me reconnais enfin
Ma sœur
Lisa, ma pauvre survie
C’est ainsi.

 
 

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Publié dans:L'écrit de l'ombre |on 14 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

Résilience

 

Résilience dans L'écrit de l'ombre epv00811
photo de Silence ©

 
 
Sens-tu le souffle brûlant
À mon front
À l’heure où les murs blancs
S’ombrent de la folle danse
Des démons

Qui pourrait le dire
Maintenant
Ce que dure le temps ?

Vois-tu le gouffre immense
À mes pieds
Et mon âme qui s’y balance
Pauvre équilibre en fuite
Inexpiée

Qui saurait tenir
Longtemps
À l’ire du vent ?

Sais-tu la raison détruite
Soupirs épuisés
Dans la lutte indéfectible
Contre les failles inadmissibles
D’un esprit brisé

Qui pourrait le dire
Maintenant
Je t’aime longtemps ?

Quand enfin les mots bafouillent
Des vers débiles
Errant sur la morne dépouille
De mes Esquisses Immatures
Autrefois fertiles

Je saurai le faire
Maintenant
Jeter ma plume et partir doucement.

 
 

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Publié dans:L'écrit de l'ombre |on 14 décembre, 2012 |Pas de commentaires »
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